Voilà, ce qui n’étonnera personne, un thème fort et riche…  j’ai essayé de synthétiser de façon compréhensible par tous les caractéristiques principales de ce thème. Bien entendu, comme à mon habitude, je me refuse à dévoiler l’intimité des personnes, mais reste dans une description générale. À ce titre j’ai ôté de ce texte tout ce qui relevait de la sphère intime et sentimentale.

De plus ce texte ne représente pas ce que peut être une consultation, mais s’assimile plutôt à un portrait astrologique, une sorte de compilation  tout de même révélatrice de caractéristiques astrologiques.

Daniel BALAVOINE était Verseau ascendant Capricorne.

L’association de ces deux signes révèle d’emblée un dualité entre un côté anticonformiste et un tantinet rebelle et un autre plus conventionnel et respectueux des règles de la société. Cela peut spécifier bien entendu un conflit interne entre ces valeurs opposées,  mais également au positif, cela permet à l’individu porteur de cette configuration de concrétiser (Capricorne) ses idéaux (Verseau), d’avoir les deux pieds sur terre (Capricorne) et la tête dans les étoiles (Verseau).

En tant que Verseau, indépendant, original, Daniel BALAVOINE était suffisamment décalé pour s’extraire de son époque et observer ses travers, et ainsi percevoir le renouveau nécessaire pour son amélioration. ( pour davantage de précision sur ce signe, voir Pourquoi le Verseau ne fait-il jamais rien comme tout le monde?)

Le Verseau n’étant pas un égocentrique, il n’est pas étonnant que Daniel BALAVOINE ait affirmé qu’il n’était pas un héros. Le Verseau est détaché des passions terrestres. Toutefois le Capricorne est un signe ambitieux. Aussi cette ambiguïté peut être comprise ainsi: le chanteur voulait être reconnu pour son travail et son talent, mais que l’individu, en bon Verseau, ne souhaitait pas être idolâtré.

Son soleil en Verseau subissait l’influence de plusieurs planètes complexifiant ainsi bien entendu sa personnalité: une opposition de Pluton, un carré large de Mars, un sextile  de Jupiter, des trigones de la Lune, de Saturne et de Neptune :

Les influences difficiles Pluton et de Mars témoignent que Daniel BALAVOINE aurait subit une autorité contraignante (la loi du père ? du pensionnat ?) ayant provoqué chez lui un rejet de toute forme d’autorité et un besoin de « tuer » le père. Mais bien évidemment, il portait en lui-même la signature de ses deux planètes, à savoir,  l’impulsivité, une certaine agressivité et devait être sujet à des emportements colériques, mais également devait ressentir une profonde angoisse, avoir un côté torturé qui devaient le rendre bien difficile à côtoyer au quotidien. Ceci est corroboré par la présence de son Mars en Scorpion, ce signe puissant et complexe, que je détaillerai plus loin.

Cette configuration Mars-Pluton-Soleil signe malheureusement sa fin violente et brutale.

Cette influence de Pluton le rendait perspicace et douloureusement lucide, ainsi qu’il l’a proclamé lui-même avec le titre La vie de m’apprends rien. Elle lui donnait cette aptitude à percevoir la face cachée des choses, les secrets et les mensonges. La mort, la douleur, les crises de l’existence, les côtés obscurs de notre monde sont autant de thèmes plutoniens auxquels il était de fait sensible.

L’influence positive de Jupiter venait compenser les précédentes et faisait de lui une personne généreuse, bienveillante, enthousiaste, ouverte et curieuse de ce qui se situait au delà de son environnement immédiat, comme l’étranger. Elle en faisait également un idéaliste en quête de sens. Ce Jupiter est fort dans son thème et assouplit donc son côté Capricornien plus réservé en apportant une touche expansive. Cette influence est facteur d’épanouissement et favorise les « coups de pouce » de la vie…

L’influence positive de la Lune, cette astre qui symbolise la féminité et les émotions, le rendait très sensible et lui permettait d’exprimer son côté YIN et le dotait d’un grand imaginaire. Cette influence peut également expliquer sa popularité. On peut dire aussi que son monde intime, ses ressentis et ses besoins primaires (la Lune) étaient en phase avec son idéal du moi, sa conscience et ses idées (son soleil).

L’influence positive de Neptune est ce qui, en plus de ses attributs Verseau, l’ont conduit vers l’humanitaire, en le munissant d’une forte empathie et d’un intérêt sincère et vrai pour le collectif et le bien-être de l’humanité. Nous avons là de nouveau l’indication d’une très grande sensibilité. Dans la même tendance, sa Vénus, nous le verrons plus loin, positionnée en maison 12, lui donnait ces mêmes qualités humanistes, avec un soucis de soulager la souffrance d’autrui et de prôner des valeurs humanistes.  Daniel BALAVOINE était convaincu lorsqu’il revendiquait qu’Aimer est plus fort que d’être aimé.

Saturne en s’alliant aussi positivement à son Soleil lui permettait de structurer et donner forme à ses idéaux et ses rêves. Il était une personne integre et fiable pouvant faire montre de discipline, de rigueur et concevoir et élaborer des projets sur du long terme avec une certaine ambition.  Ce qui est conforté par son ascendant.

En effet lascendant Capricorne de Daniel BALAVOINE indique qu’il était imprégné des règles sociales et autres convenances. Il n’a pas dû grandir dans un milieu épanouissant et très chaleureux. Lui-même, adulte devait être d’un abord distant, voire grave, tout en retenue, ne montrant pas spontanément ses émotions. L’ascendant Capricorne est introverti et se protège de l’extérieur en se constituant une carapace qui met au premier abord l’autre à distance.

Comme je l’ai décrit plus haut, il possédait cette intégrité, ce sérieux et cette exigence qui sont des qualités de ce signe (voir Pourquoi le Capricorne fait-il la tête lorsqu’il escalade le panthéon?).  Laborieux, soucieux du travail bien fait, il mettait ces qualités au service de son ambition.

Toutefois, Mercure et son Soleil étaient positionnés à l’ascendant, modifiant celui-ci de leurs couleurs respectives en le dotant de facultés et d’un besoin fort de communication, d’une spontanéité et d’un caractère plus juvénile que le Capricorne, mais également d’une personnalité plus solaire, brillante, affirmée et volontaire lui conférant un certain charisme, un besoin de se singulariser et une certaine ambition.

Saturne la planète maîtresse de son ascendant se situait en Balance et le portait donc à se soucier de l’intérêt de l’autre, de la « Justice » et à s’associer pour concrétiser ses projets. Mais également à la crainte de rentrer en relation intime avec l’autre, par peurs de la souffrance et de l’abandon (point qui sera détaillé plus bas). Une méfiance qui peut longtemps conduire à préférer ou subir le célibat.

En conjonction avec la planète Neptune, ce Saturne le disposait à rendre tangibles ses aspirations et ses idéaux (notamment humanitaires), mais le poussait également à remettre en cause toutes formes d’idéologies (Neptune) « institutionnalisées » (Saturne)…

Lune en Gémeaux en maison 5, trigone à saturne, trigone au soleil, sextile à Jupiter et quinconce à Vénus :

La Lune représente nos besoins primordiaux qui nourrissent l’enfant qui est en nous, ainsi que notre monde intime et émotionnel. Une Lune en gémeaux est extrêmement communicative, elle a besoin de vivre une vie sociale riche faite de rencontres et d’échanges. Ce qui tranche fortement avec l’ascendant Capricorne, plus réservé et moins sociable. Elle fait également les enfants espiègles et capricieux.

C’est une Lune cérébrale, intellectuelle, bavarde et curieuse qui se nourrit de connaissances et d’informations. C’est ainsi que Daniel BALAVOINE devait se ressourcer. Elle le dotait aussi de facultés littéraires. Les mots étaient en effet pour lui le moyen d’exprimer son monde intérieur et sa grande sensibilité, comme il l’écrit si bien dans Tous les cris les  SOS. Il aurait très bien pu enseigner tant le besoin de partager est important. Il possédait une grande adaptabilité et son besoin de mouvement et de contact était fort. C’est une Lune « comédienne ». 

Sa Lune se situant en maison 5 (l’expression de soi, la créativité, les plaisirs et les enfants) favorisait une grande créativité. Créer était pour lui une nécessité pour se sentir bien. Le besoin d’enfants devait aussi être important. Il avait le profil du père poule, au petit soin et protecteur, à l’instar de celui qu’il chante dans Mon fils ma bataille. Un père à l’écoute, dans la communication et le partage de connaissances et d’idées. Ce qui, finalement il a probablement été avec ses textes après son décès…

Plutôt bien soutenue par d’autres planètes, cette Lune était expansive, capable d’excès comme de retenue et de sérieux. Les besoins pouvaient être importants autant que mesurés, avec une certaine noblesse de sentiment. Avec une telle Lune il pouvait s’adapter à tous les environnements, lui même pouvant porter plusieurs « masques ».

Elle est la touche légère et juvénile de son thème.

Vénus conjointe à l’ascendant, en capricorne, en maison 12, carrée à saturne, carrée à Jupiter et opposée à Uranus :

Vénus représente notre expression et nos besoins affectifs, ce que l’on aime et notre manière d’aimer. Elle symbolise également les relations, les plaisirs, et le domaines artistique. Vénus chez Daniel BALAVOINE n’est pas dans des dispositions très favorables ni épanouissantes en ce qui concerne le domaine sentimental.

En effet, cette Vénus en Capricorne carré à la planète Saturne est très inhibée. Daniel BALAVOINE a dû connaître un manque et une solitude affective qui fait qu’il a pu être ensuite sur la défensive, par peur de rencontrer la frustration ou d’être « abandonné » de nouveau. On peut avec une telle position, douter de sa capacité à être aimé, ce qui comme nous l’avons vu plus haut, peut conduire à connaître le célibat un moment.  Cette position de Vénus en Capricorne m’évoque les paroles de sa chanson Vivre ou survivre. La solitude, les amours douloureuses, la résignation mais aussi la capacité à endurer et à persévérer seul ou même à deux, phrase qui décrit bien ce sentiment profond de solitude qu’il pouvait ressentir. 

Mais je n’en dirai pas davantage sur cette partie plus intime de sa vie…

Vénus en Capricorne porte également à aimer des « choses » du passé, liées à l’histoire, aux traditions, des valeurs sûres sur lesquels s’appuyer. Cette position de Vénus donne à l’individu le besoin d’apporter cette touche d’amour, d’harmonie et de plaisir dans la Société dans laquelle il vit. Ce que Daniel BALAVOINE a fait avec son art.

Cette Vénus sur son ascendant lui procurait une grande sensibilité et une prédisposition artistique. Elle devait atténuer l’aspect froid de l’ascendant Capricorne, en lui donnant un côté affable, délicat, séducteur et soucieux, encore une fois, de l’autre.

Par sa position en maison 12, Vénus signifie une connexion à l’inconscient collectif d’un point de vue émotionnel, un besoin de transcendance de l’amour qui lui a fait écrire ce chef d’œuvre:  Tous les cris les SOS. Un cri qui lui vient de l’enfance, pour cet amour qui lui a manqué, mais aussi pour cet Amour universel dont il avait une perception intuitive et auquel il aspirait…

Mercure en Verseau, à l’ascendant, carré à Mars :

Mercure représente le mental, l’intellect et la communication dans un thème. Par ce carré de la planète Mars (affirmation de soi, action, agressivité) Daniel BALAVOINE s’affirmait et se « battait » (Mars) avec ses mots (Mercure). Il pouvait avoir la parole assassine.

Son intelligence était très vive, excitable, intéressée par la nouveauté et l’avant-gardisme. Sa pensée devait paraître parfois incompréhensible tant elle était rapide et originale. Il était attiré par le monde abstrait des idées et en bon Verseau humaniste, il savait se mobiliser pour les défendre (surtout avec les aspects de Mars et de Pluton à son Soleil qui pouvaient le rendre vindicatif).

Ses idées étaient originales, éloignées des sentiers battus, tournées vers l’avenir et bien entendu l’intérêt de ses frères humains. Un Verseau ne peut pas penser comme tout le monde, ce n’est pas son rôle, celui-ci étant d’ouvrir les consciences à l’étape suivante de l’évolution.

Un Mercure en Verseau peut paraître détaché et abrupt dans l’expression de sa pensée. Mais le carré de Mars au Mercure de Daniel BALAVOINE le rendait plus passionné, emporté et virulent.

Souvent, avec un Mercure comme celui-ci, ainsi qu’un Soleil en Verseau, la personne est naturellement autodidacte, c’est à dire qu’elle va chercher seule l’information qui lui est nécessaire. Elle peut être également rejeter toutes formes de dogmatismes (ceci étant renforcé par son opposition de Pluton à son Soleil (rejet de l’autorité), mais nuancé par son ascendant Capricorne, plus respectueux des règles et des convenances).

J’ai découvert la chanson « Le français est une langue qui résonne » en préparant cet article, et j’ai souri, appréciant un texte plein d’un humour décalé comme un Verseau, espiègle comme un Gémeaux (position de sa Lune), mais classique dans la forme comme un Capricorne (son ascendant et position de sa Vénus).

Mars en scorpion, en maison 9, carré à Mercure, trigone à Uranus et sextile à Vénus :

Mars représente la façon dont on s’affirme, notre manière d’agir, nos actions et nos combats.

Mars dans le signe du Scorpion apporte une grande force personnelle, une puissance d’action contre vents et marées ainsi qu’un esprit vindicatif et combatif. Daniel BALAVOINE était armé pour la lutte. Il avait une grande force de régénération et savait se remettre de ses chutes pour mieux repartir au combat. Avec un tel Mars, il était coriace et pouvait pousser ses limites assez loin…

L’aspect que Mars reçoit positivement de Vénus indique de nouveau qu’il pouvait être délicat, avenant et possédait une expression de type artistique.

Celui qu’il reçoit d’Uranus, la planète maitresse du Verseau, qui représente l’individualité, le changement et l’originalité, conforte ce qui a été dit sur ce signe. Cette influence confirme le besoin d’indépendance de Daniel BALAVOINE, une aversion pour la routine et un besoin d’agir pour l’émancipation du collectif. Il pousse aussi à la nécessité de se renouveler, d’agir en dehors de toute contrainte, en total autonomie, pour enrichir la vie de sa singularité.

Ce Mars se situait également dans la maison des idéaux mais également de l’étranger, indiquant ainsi que ses combats (Mars) se faisaient pour ses idées, mais également en faveur de « l’étranger ». La chanson l’Aziza dévoile son engagement humanitaire qui prenait de plus en plus d’importance dans sa vie.

Uranus en maison 6 :

Cette position de l’astre de l’individualité dans la maison du quotidien et du « travail » révèle son indépendance dans l’exercice de sa profession ( il n’aurait pu travailler pour personne ). Uranus informe ici de l’importance pour lui d’avoir une activité où il pouvait exprimer et vivre sa singularité. Uranus symbolisant la nouveauté, l’avant-gardisme et la « technologie », Daniel BALAVOINE  ne pouvait qu’exprimer ces tendances dans sa profession. De plus c’est l’indication que les médias (domaine uranien) devaient avoir un impact important sur son activité professionnelle.

Enfin, Uranus conduisant à se préoccuper de la cause et du bien être de ses frères humains, c’est dans le cadre de sa profession que le chanteur agissait en ce sens.

Saturne carré Uranus :

Cet aspect entre ces deux planètes diamétralement opposées représentant son signe solaire et son ascendant, indique que Daniel BALAVOINE ressentait une tension entre les conventions sociales et le besoin de s’en émanciper, entre l’intégration d’une éducation et le rejet de celle-ci, mais aussi une dualité entre un besoin de sécurité et d’ordre et une exigence de liberté et de changement. Son désir d’indépendance et ses aspirations humanistes, en se heurtant à des contraintes et à des obstacles, pouvaient provoquer chez lui une frustration et un sentiment d’être bridé dans l’expression de son individualité qui lui était insupportable.

Ainsi, Daniel BALAVOINE ressentait la nécessité de résister et de bousculer, de façon parfois irréfléchie ou non calculée, les représentations idéologiques ou concrètes de l’ordre établi. À l’inverse on peut supposer qu’il devait se montrer « rigide » sur certains principes. Nous incarnons souvent ce que nous rejetons à l’extérieur…

Pluton en maison 7 en Lion :

La maison 7 est une maison relationnelle, qui informe sur nos attentes et besoins dans un couple. Elle désigne la relation avec son partenaire et ce qu’on projette sur celui-ci, mais également notre rapport avec toutes les personnes avec lesquels nous établissons un lien ou une association, en positif ou en négatif.

Pluton se situant dans cette maison et étant maître de la destinée sociale et professionnelle de Daniel BALAVOINE, le rapport à l’autre, par le biais d’associations par exemple, était primordiale dans cette destinée. Celle-ci devait passer par des remises en question profondes, cela en vue d’une évolution s’appuyant sur la transformation et le dépassement des acquis matériels. Elle signale aussi une forte ambition sociale, quoiqu’en pense le Verseau…

Pluton dans la maison 7 atteste de peurs, d’une insatisfaction profonde et de difficultés relatives aux relations, pouvant générer des conflits et des souffrances

Cette présence de l’astre de la mort et du pouvoir dans la maison des autres dévoile très clairement que Daniel BALAVOINE pouvait avoir des ennemis très puissants. D’autant que ce Pluton (planète maitresse du Scorpion) fait face à son Soleil à l’Ascendant, Soleil qui lui même est responsable de cette maison 7, ce qui exprime la confrontation et l’affrontement avec des personnes d’un rang extrêmement « élevé » (le Lion). Il aurait donc pu s’engager dans des combats contre plus forts que lui.

Enfin, pour finir, une lecture karmique sommaire montre que Daniel BALAVOINE est venu expérimenter et développer l’affirmation de lui-même et de ses idées, en se montrant autonome, indépendant et combatif si besoin. Et cette affirmation de soi devait se faire au service du collectif et des idées. En effet, il devait s’affranchir d’un mode de fonctionnement trop rationnel, analytique et pragmatique acquis dans précédentes incarnations pour évoluer vers une prise de conscience spirituelle et humaniste de la vie, et ce dans l’intérêt de l’autre et à l’aide d’une plus grande ouverture sur le monde.

On peut dire sans trop se tromper qu’il avait atteint haut la main ses objectifs de vie…

 

 

 

Illustration: image du site astrotheme.fr

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